08.05.2008

Réflexion sur une journée...fériée

Ce matin nous avons commémoré le 63eme anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.

je veux redire mon profond attachement au sens que nous donnons à ces cérémonies, au respect que je porte aux sacrifices consenties pour notre liberté, au nom de valeurs, d'attachements aux fondamentaux de notre République.

Je ne peux cependant m'empécher de mettre en rapport le nombre de participants à ces cérémonies à l'ensemble de notre population.

Bien sur, beaucoup est fait par nos associations d'anciens combattants ou de mémoire locale et je veux leur en rendre hommage.

Mais je reste froidement lucide et  me dis que les embouteillages, ce même jour, proches de nos centres commerciaux nous renvoient à une nécessaires et terrible réalité.

Je pense que nous devons collectivement nous interroger, sérieusement, sur la pertinence de conserver "fériés" les 8 mai et 11 novembre.

A tout prendre, je préfère que ces deux jours deviennent éventuellement travaillés mais qu'il soit fait obligation, par la loi, de sensibiliser les jeunes générations à l'éducation de notre histoire, nationale et européenne, en lien avec les associations existantes, sur ces deux jours qui seraient devenus non seulement travaillés mais aussi...scolaires.

Une idée à approfondir par un parlementaire?

15.04.2008

Le "non" badge de la honte

62d4e5a250ea71c1647f22150668165d.jpgJe n'ai pas posté de note depuis un moment, désolé (!), et ne m'étais donc pas exprimé sur les futurs Jeux Olympiques qui se dérouleront en Chine.

Je ne suis pas favorable à un boycotte des jeux.

Ils sont avant tout la consécration de sportifs qui travaillent durement depuis de longues années pour représenter dans leur catégorie leur nation.

Ils sont aussi l'occasion de porter à la lumière du monde ce qui se passe dans le pays organisateur.

Franchement, sans ces JO, aurions nous autant parlé du Tibet et de la répression d'un régime chinois depuis plus de cinquante ans mais qui ne fait pas toute la Chine... Comparaison n'est jamais raison, mais la politique de l'administration Bush en Irak ne me fait pas penser une seconde que tous les américains cautionnent ce genre de politique guerrière.

Qui parlera demain du Tibet, une fois les JO et la frénésie médiatique passés, sinon celles et ceux qui militent depuis toujours, y compris en Chine, pour le respect des droits de l'homme au Tibet?

Il ne suffit pas de poser tout sourire sur la muraille de Chine ou de commercer impunément pour le lendemain s'élever, la main sur le coeur et dire ce qui apparaît comme purement démagogique.

Défendre la cause du Tibet, bien entendu, cent fois oui, mais pas seulement six mois dans notre vie. Et pas que le Tibet... Qui parle encore du Darfour??

Rien n'est simple en la matière mais ce qui n'est pas juste, c'est de prendre les sportifs en otages de nos lâchetés quotidiennes.

Je crois en la force des symboles.

Celui de boycotter la cérémonie d'ouverture des JO par exemple pour un chef d'État comme celui pour un sportif, libre dans son expression, de porter ou non un badge "Pour un monde meilleur" s'il le juge consciemment opportun.

Pour le coup, la décision du comité olympique est purement et simplement lamentable...

02.04.2008

Plan de rigueur ?

37cf34cd18025eb844270708464f9d65.jpgA écouter le Premier ministre, comme l'ensemble des membres de la majorité UMP, il n'y aurait pas de plan de rigueur en vue.

Si l'on écoute François Fillon définir ce que pourrait être un plan de rigueur : simple hausse de la fiscalité, nous avons du souci à nous faire.

Certes, il ne devrait pas y avoir de hausse de la fiscalité nationale, le gouvernement ayant fait un autre choix : celui de transférer sans l'assumer, et le compenser, un maximum de charges aux collectivités locales (régions, départements et communes) pour s'alléger et faire peser la responsabilité aux élus locaux. Un comble!

Le véritable plan de rigueur consistera à faire des économies. En soi, c'est pas choquant de faire des économies.

Le problème, c'est qu'elles s'opèrent sans la moindre équité et égalité quant à celles et ceux à qui elles s'adressent.

Gestion purement comptable de notre santé publique,dans l'éducation ou au Ministère de la Défense, diminution sans limite du nombre de fonctionnaires, ceux qui ne servent à rien et qui coûtent (!), c'est bien connu, jusqu'à proposer de racheter (15 à 20 000 euros) le départ de la fonction publique des agents aujourd'hui en poste.

Il y a tant d'exemples...tout part à vau-l'eau.

Il y a évidemment des économies à faire, personne ne le conteste. Mais pas celles là.

Elles sont injustes, incompréhensibles et totalement inefficaces.

 

 

 

27.03.2008

Rien ne bouge!?

c0b1ef8b5f9ce0cad18bb0c7250bab22.jpgDurant ces dernières semaines de campagne électorale, certains se sont évertués à expliquer que rien ne bougeait à Brest, que l'usure de 19 ans de gestion par la Gauche était désormais nuisible à notre avenir...

Il y aurait bien des exemples pour démontrer le contraire au delà du seul score électoral.

J'en prends un seul, celui d'une implantation qui n'a rien de philanthropique.

L'ouverture cette semaine du "géant" de l'intérieur Ikéasur notre agglomération et qui est l'évènement commercial majeur du moment en Bretagne.

Surprenant non?... pour une ville qui ne bouge plus...

Plus de deux cent emplois directs, près de 400 au final sur la zone du Froutven, ça ne me paraît pas totalement négligeable.

Bien sur, on trouvera toujours les grincheux pour opposer ce genre de surfaces commerciales à d'autres, mais au fond, de quoi parle-t-on sinon du développement, y compris commercial, de notre agglomération, métropole occidentale de Bretagne.

17.03.2008

alors, heureux?

Il y aurait bien des motifs de déception dans les résultats de ce second tour.

Trop faible participation de l'électorat et municipales perdues ici ou là dans le Finistere.

Mais vous me permettrez ce matin de garder un sourire de plaisir quant à nos succès.

François Cuillandre : haut la main à Brest avec plus de 60%, Réza Salami : historique sur le canton de Brest centre avec plus de 54% ou encore Nathalie Sarabezolles (canton Guipavas, le Relecq-Kerhuon) avec 65% et Didier le Gac (canton de St Renan) avec 52%.

Victoires à Quimper de Bernard Poignant (56%), Guipavas avec Alain Queffelec, Moëlan sur mer avec Nicolas Morvan mais aussi Scaër ou Clohars...

La droite paye à Brest le prix fort d'une division ultime, d'une stratégie incroyable qui la plonge aujourd'hui dans une guerre interne sans limite. Ambiance électrique hier soir à la Mairie entre les droites...

Deux plaisirs qui portent hors de notre département, mais je ne boude pas mon plaisir.

Le Maire de Ploërmel a été battu (!) par Béatrice Le Marre (PS) et le grand stratège Jean-Pierre Rieux a échoué sur le canton de Le Faouet face au socialiste Pierre Pouliquen qui a arraché ce canton morbihannais détenu par la droite depuis 30 ans! Bravo JP.

 

11.03.2008

Trois pour le deuxième

A 18H ce soir, fin du dépôt des listes pour le second tour des municipales de dimanche prochain.

Ayant obtenu les 10% des suffrages exprimés nécessaires dimanche dernier, trois listes pouvaient se maintenir : l'Union de la Gauche conduite par François Cuillandre (20573 voix, 45.79%), celle de Laurent Prunier (9446 voix, 21.02%) et de Fortuné Pellicano (5234, 11.65%).

La vie n'étant jamais un long fleuve tranquille, trois listes se maintiennent pour le second tour. Sans modification de composition.

Pour Brest en marche, la règle était connue depuis toujours.

La liste du premier tour reste la liste du second.

Contrairement à ce que je peux lire ou parfois entendre, cette position n'a rien de méprisante envers qui que ce soit. Cette règle est posée clairement et publiquement depuis l'automne dernier.

Il est totalement incompréhensible de souhaiter une alliance "technique" de représentation de l'extrême gauche alors même qu'il n'y a pas eu de discussions sur le fond des dossiers municipaux qui sont devant nous.

La droite brestoise est quant à elle dans un bouillon impressionnant.

Vous l'aviez peut-être oublié mais Nicolas Sarkozy faisait près de 27% sur notre ville il y a un an.

On est loin, très loin du compte.

Plus de référence Sarkozienne pour l'UMP au premier tour, plus de référence  au CNI et MPF pour le second, sinon de manière confidentielle.

Confrontée à un terrible duel à droite au second tour, l'UMP gomme tout ce qui peut la gêner et la faire sombrer face à la ligne humaniste proposée par Fortuné Pellicano.

Capter l'extrême droite au premier tour ne la dérange pas.

Par contre face à la réalité de son score, il est lui devient urgent de faire les yeux doux au Modem en donnant des gages de bonne conduite républicaine.

Pas certain du résultat. Personne n'est dupe!