04.02.2008

Ras le bol

0c59cdbf63adc31be2c809c50f3a6499.jpgOn peut toujours faire de grands discours sur la citoyenneté, le respect des autres, faire valoir son intérêt pour la préservation de la nature et la valorisation des politiques pour l'environnement, ceci reste du discours.

La réalité, c'est que le mobilier urbain servant aux colleurs d'affiches pendant cette campagne municipale transforment notre ville en un véritable dépotoir visuel.

C'est insupportable!

Je plaide, et continuerai de le faire, pour que la facture de nettoyage de ce mobilier soit envoyée aux responsables politiques qui laissent faire cela.

c984a2e006732ad1aa0692d9de038e5e.jpgS'il n'y a pas assez de panneaux d'expression libre, il faut le dire mais que les affiches, autocollants ou autres supports électoraux tapissent lamentablement la ville devient intolérable.

Commentaires

C'est vos amis communistes qui vont vous faire la gueule. Ils sont abonnés aux mêmes pratiques. A flic, flic et demi ? Est-ce que vous vous êtes rendus compte que vous participez à la visibilité des affiche de la "Gauche debout".

Ceci dit, les membres de la liste "la Gauche debout" doit ricanner en vous voyant afficher leurs revendications.

Plus sérieusement, si l'on parlait de la fin de la délégation de l'eau confiée à l'opérateur privée Véolia ?

Ecrit par : Chris Perrot | 05.02.2008

Je viens de lire l'article de notre chef de file Laurent Prunier sur les élections américaines. Il n'avait qu'à s'y présenter, ça nous aurait épargné sa présence ici ! En plus il nous dit qu'aux Etats-Unis il aurait voté pour Obama, un jeune issu de la diversité : qu'est-ce qu'il votera donc aux cantonales du centre-ville ? N'est-ce pas une superbe façon de lâcher son propre poulain ?
Je me permets également via ce billet de demander à Mr Perrot de continuer à contribuer à la propreté de nos murs à Brest et de lâcher un peu son clavier ! En ce moment en dehors de chez moi il me pollue la vie et une fois devant mon écran la trace est indélébile !!!

Ecrit par : Le Borgne | 05.02.2008

Je reste dubitatif sur la notion "jeune issu de la diversité" semble t-il employée par Monsieur Prunier. N'est-ce pas pas participer à une certaine discrimination ? Je m'interroge. A mon sens chaque candidature doit être appréciée en fonction des idées défendues et non du genre ou de l'origine des personnes qui les portent.

Pour le deuxième sujet, je reste désolé de porter atteinte au confort personnel de monsieur Le Borgne préférant me mobiliser pour un sujet (le droit de scrutins démocratiques) qui répond à l'intérêt général. Vous comprendrez aisément que dans une démocratie chacun a le droit de s'exprimer n'en déplaisse à Monsieur Le Borgne. Je reste tout de même attentif à la requête de l'intéressé et m'engage à ne plus polluer son environnement visuel personnel dès que la problèmatique dénoncée par mon affichage ne sera plus d'actualité. Je ne doute pas de son soutien pour interférer auprès de Monsieur Cuillandre et ses amis pour permettre aux électeurs brestois de pouvoir contrôler le bon déroulement des élections municipales de mars prochain par le retour de nos bonnes vieilles urnes en plexiglas.

Bien cordialement,

Ecrit par : Chris Perrot | 05.02.2008

Cher Monsieur Perrot,
Vous demandez avec une sagacité toute particulière depuis bien longtemps "qui contrôle le vote électronique ?", on peut toujours se demander qui contrôle les élections, on peut toujours d'une manière maladive essayer de jeter des discrédits sur toutes les organisations humaines. Mais je vous dis franchement la question qui commence à tarauder l'esprit des brestois c'est de plus en plus "QUI CONTROLE CHRIS PERROT ?"

Ecrit par : Le Borgne | 05.02.2008

Bonjour,
Au lieu de perdre votre sang froid inutilement, posez-vous la question suivante :
"Pourquoi sur le site France-election ( http://www.france-election.fr ) entreprise qui commerialise les machines à voter NEDAP utilisées à Brest, peut-on lire : "Le témoignage de Mikaël Cabon, élu MoDem, de la ville de Brest" (lien : http://www.france-election.fr/presse.php ) ?"
- Peut-on parler d'impartialité ?
- M. Cabon est présenté comme " élu MoDem, de la ville de Brest" que signifie cette appelation ? N'induit-elle pas les électeurs en faut présentant ce candidat comme déjà "élu (virgule) de la ville de Brest" ?
- Faire un choix pour une équipe ce n'est pas devoir tout justifier. A cet égard, à mon avis, il est regrettable de percister dans le choix des machines à voter...
- Une petite idée en passant pourquoi ne pas apposer un système de lecture des noms des candidats en braille pour les mal-voyants sur le pupitre de ces machines ?
Un simple autocollant transparent et en reliefsur le nom des candidats. Au moins l'utilisation de ces machines pourrait être presque justifiable.

Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 06.02.2008

Et qui contrôle ce vrai-faux Le Borgne ?

Ecrit par : Fortuné Jézéquel | 06.02.2008

Monsieur Pétillon,
les machines à voter sont déjà dotées d'un dispositif de vote pour les personnes mal-voyantes. Il s'agit d'un casque audio dans lequel sont énoncés les candidats quand on appuie sur leurs boutons.

Ecrit par : PierKa | 06.02.2008

Mais qui contrôle la droite brestoise !

Ecrit par : jean-pierre R, Morbihan | 06.02.2008

Je suis amusé par la citation de la Société France Election qui cherche ses prescripteurs là où elle peut les trouver.

Mikael Cabon est en effet présenté comme "élu Modem". La société France-Election ne semble pas savoir que monsieur Cabon n'est pas élu à la ville de Brest. Peut on penser alors que la société NEDAP est déjà informée du résultat des prochaines élections municipales de mars prochain à Brest ? C'est beau l'informatique !!!

J'ai fait une copie de la page de France Election pour le bétisier sur le vote électronique. Je ne doute pas que demain matin cette société recevra un petit coup de fil du service Elections de la ville de Brest pour modifier sa boulette.

France Election n'a pas semble t-il lu tout le propos de monsieur Cabon. A une question que je lui ai posé, il a répondu, je cites :" Si j'avais été maire, je n'aurai pas initié le vote électronique pour plein de raisons et notamment celle de mon attention aux traditions et aux symboles républicains. Maintenant, c'est fait et je ne vois pas de raisons particulières de s'y opposer. Ou alors il faut s'opposer à l'informatique en général..."

Outre le fait de noter que monsieur Cabon renvoi le contrôle citoyen à "la tradition", il reste bon de prendre du recul face aux déclarations de la tête de liste du Modem à cette élection municipale de 2008. J'avais déjà relevé que monsieur Cabon avait la capacité de dire tout et son contraire. Voir ma note sur la vidéosurveillance : http://brestmunicipales2008.blogs.letelegramme.com/archive/2008/01/23/souriez-vous-seraient-filmes.html

Le problème des ordinateurs de vote reste leur opacité et l'impossibilité de recomptage en cas de contestation. Avec les ordinateurs de vote NEDAP il reste impossible aux électeurs de savoir si leur vote est bien attribué au candidat de son choix. Une raison nécessaire et suffisante pour ne plus utiliser ces matériels.

Ecrit par : Chris Perrot | 06.02.2008

M. Perrot,
vous vous focalisez sur l'impossibilité de recompter les bulletins. Mais je voudrais simplement vous rappeler que cette option n'est en aucun cas prévue par le code électoral, et même avec les bulletins papiers.
Le code électoral dit en effet que les bulletins doivent être détruits à la fin des opérations de comptage! Seuls les bulletins nuls sont transmis à la préfecture avec le PV de scrutin.
Je suis désolé de ne pouvoir abondé dans votre sens, qui est pourtant emprunt de bon sens, mais vous vous fourvoyez dans votre combat contre les machines, c'est le code électoral qu'il vous faut réformer.

Ecrit par : PierKa | 07.02.2008

Juste un petite question : que dit le code électoral sur le décompte des bulletins ?
Peut-il s'éffectuer durant le scrutin ?
De mémoire il me semble qu'un recomptage était possible affichant le vote ainsi que l'heure à laquelle il avait été exprimé.
J'en arrive donc à la conclusion : "Dit moi quand as tu voté, je te dirais pour qui !"
Quand bien même l'horodatage des votes ne serais pas accessible, quelle est la nature de la destruction de ces votes?
Sachant qu'un disque dur par exemple conserve après formatage des infos. Entre les mains de qui passent ces supports informatiques, quelle est la procédure réelle de destruction des données ?

Pour la petite histoire, la causette sur ce forum m'a causé la détérioration d'un fichier systeme...
Simple coincidence bien sûr, mais qui me conforte dans l'idée que ce système de vote est des plus opaque.

Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 07.02.2008

En ce qui concerne la perte supposée de confidentialité du vote, l'hypothèse présentée par Mr Pétillon est invalidée de par le mode d'enregistrement des résultats pour les machines à voter : pour voir le décompte, il est impératif de fermer l'urne, ce qui clôt le scrutin. Or il serait pour le moins délicat d'opérer une telle opération sans entraîner l'invalidation des résultats du bureau par les représentants du Conseil Constitutionnel qui passent dans les lieux de vote s'assurer le bon déroulement du scrutin ... Sans même évoquer les électeurs qui ne pourraient voter, le scrutin étant clos.
Par ailleurs, la confidentialité du vote est assurée. L'heure de passage n'étant pas notée pour les votants, comment serait-il envisageable de savoir qui a voté pour quel candidat ?
Enfin, pour un vote avec des bulletins "papier", un recomptage durant l'élection reviendrait à ouvrir les urnes ... En guise de transparence, ce serait plutôt une possibilité de bourrer les urnes offerte à des assesseurs peu scrupuleux.
Le code électoral est clair en ce domaine : initialement, l'urne, fictive ou non, doit être vide. Ceci doit être notifié sur le procès-verbal rempli par le président du bureau de vote. A la clôture du scrutin, les émargements sont comptés. L'urne est ensuite vidée et le dépouillement, auquel peuvent assister les citoyens, se déroule alors, en présence de représentants de chaque candidat ou liste.

Pour plus de détails sur les textes à ce sujet :
http://www.legifrance.gouv.fr/
Option "codes en vigueur" et choisissez "code électoral".
Bonne lecture !

Ecrit par : Marc LE HENANF | 07.02.2008

Tout ce que je dit est d'une simplicité enfantine : dès lors que l'heure de passage d'un électeur à l'urne est connue il est possible de connaître son vote par recoupement avec l'horodatage associé à chaque bulletin.
Ce n'est pas à moi d'apporter la preuve de ce manque de confidentialité mais cette éventualité existe elle a d'ailleur été relevée par la CNIL.
Compte tenu que l'on a affaire à une entreprise de droit privé pour assurer la confidentialité des votes et la destruction des données je suis en droit de douter de l'intégrité du système.
Pour t'éclairer sur ma pensée : ce système est du pain béni pour les RG. On me dira que je délire. Soit. Toujours est-il que cela fait parti de leurs missions et est plus rentable pour un fichage de masse qu'un fonctionnaire (en général il vont par deux) assistant à une réunion publique d'un centaine de personne.

Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 07.02.2008

Dans son fonctionnement normal, l'ordinateur de vote n'enregistre pas l'heure de vote avec les "bulletins" stockés. Il n'est donc pas possible de réaffecter les bulletins aux votants.

Malgré tout, il y a trois failles dans le système :
- l'isoloir bloque la lumière visible, et très peu les autres ondes électro-magnétiques. Un enregistreur placé dans une pièce voisine peut détecter les votes en cours : http://www.ordinateurs-de-vote.org/Detournement-d-ordinateur-de-vote.html

- le président et les assesseurs du bureau de vote, contrairement aux urnes transparentes, doivent faire confiance à un dispositif opaque pour vérifier si l'urne est bien vide au début du scrutin.

- les membres du bureau de vote et les électeurs doivent faire confiance à un dispositif opaque pour assurer que le bulletin placé dans l'urne, puis compté, est bien le bulletin choisi par l'électeur.

Le "logiciel" d'une urne en plexiglas est composé d'une fente, d'un cube transparent, et d'un compteur mécanique. Tous ses utilisateurs (président, assesseurs, électeurs) sont à même de constater son bon fonctionnement, voire son mauvais fonctionnement en cours de route (compteur qui se bloque) et d'y remédier.

Le logiciel d'un ordinateur de vote est placé dans deux ROM (composants électroniques), et interprété par un microprocesseur 68000 (le même qui équipait les Atari et Amiga des années 80). Il se certifie lui-même (donc pas) et ne peut être contrôlé par aucun des membres du bureau : ils n'en ont ni le temps, ni le matériel nécessaire, ni les compétences, ni l'accès physique (scellés).

Ecrit par : Christophe Osswald | 08.02.2008

Tu prétend que l'ordinateur de vote n'enregistre pas l'heure associé à chaque bulletin.
En effet cela fait parti des exigences pour l'agrément des machines à voter :
"Exigence 66 :
Les bulletins de vote doivent être enregistrés de façon aléatoire, pour qu’il ne soit pas
possible lors du dépouillement de reconstituer la chro nologie des votes."
http://www.conseil-constitutionnel.fr/dossier/presidentielles/2007/documents/mav/INTX0306924A.pdf

Mon questionnement reste inchagé : " Compte tenu que l'on a affaire à une entreprise de droit privé pour assurer la confidentialité des votes et la destruction des données je suis en droit de douter de l'intégrité du système."

Vu sur un rapport de la société Veritas en charge des tests :
- Exigence 6 :
Avant l’ouverture du scrutin, les membres
du bureau doivent pouvoir régler l’horloge
interne de la machine à voter.

-
Il n'existe pas de possibilité de mettre à l'heure
l'horloge interne. Celle-ci est automatiquement mise
à 00:00:00 lors du démarrage (ou redémarrage de la
machine. L'horloge interne est remise à zéro à
chaque coupure (franche) de l'alimentation
nécessitant réinitialisation.
Voir spécificatione fonctionnelle §6.2.4.1 et 6.2.4.2

- Constat de Veritas sur la base des spéc. NEDAP
Il n'existe pas de possibilité de mettre à l'heure
l'horloge interne. Celle-ci est automatiquement mise
à 00:00:00 lors du démarrage (ou redémarrage de la
machine. L'horloge interne est remise à zéro à
chaque coupure (franche) de l'alimentation
nécessitant réinitialisation.
Voir spécificatione fonctionnelle §6.2.4.1 et 6.2.4.2

- Conclusion
Oui mais il s'agit d'une
heure relative
uniquement.

Sources : http://www.ordinateurs-de-vote.org/IMG/pdf/Coherences-Incoherences-veritas_nedap_6points_v3-1A.pdf

Le terme il s'agit d'une "heure relative" n'est pas des plus explicite pour un point (faible) crutial de ce système.
Et ne me convainct pas.
Qui dit heure relative peut supposer qu'un système d'horodatage "maître" peut exister permettant par un technicien la consultation du journal des évènement de la machine.

Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 08.02.2008

Un point qui confirme mes doutes :

Exigence 46:
La machine à voter doit comprendre une
horloge interne qui permette de dater les
divers évènements et comptes-rendus
mémorisés au cours d'un scrutin. Les
données heure-minute-seconde doivent
pouvoir être ajustées par les membres du
bureau de vote avant l'ouverture dun scrutin.
Un dispositif complémentaire interne à la
machine, doit permettre d'enregistrer et de
dater tous les évènements, qu'il qu’il
s’agisse d’actions effectuées durant ou hors
d’un scrutin, de manière à garder une trace
de toutes les interventions sur la machine et
d'en vérifier l'imputabilité en cas de contrôle
ou de contentieux.

- Contrôle VERITAS
Les évènements sont journalisés avec les données
HH:MM:SS, mais cette information est relative car
le temps 0 est l'instant de démarrage de la machine
(mise sous tension). Toute panne d'alimentation
électrique met à zéro le temps de référence. Aux
fins de traçabilité des incidents ou évènements le
journal imprimé est largement suffisant, puisque
son édition respecte la chronologie réelle et les
temps indiqués permettent toujours de connaître
l'écart temporel entre deux évènements successifs
(hormis le temps entre panne et redémarrage)
Pour analyser une situation contentieuse, le système
en place est estimé suffisant
Il est recommandé que le président note sur le
procès verbal les heures/minutes de démarrage ou
redémarrage de la machine à voter. Avec précision
Voir Spécifications fonctionnelles §6.2.4

- Avis VERITAS "oui"

l'exigence est la suivante : "Un dispositif complémentaire interne à la
machine, doit permettre d'enregistrer et de
dater tous les évènements, qu'il qu’il
s’agisse d’actions effectuées durant ou hors
d’un scrutin"

Le contrôle de VERITAS établit : "Aux
fins de traçabilité des incidents ou évènements le
journal imprimé est largement suffisant, puisque
son édition respecte la chronologie réelle et les
temps indiqués permettent toujours de connaître
l'écart temporel entre deux évènements successifs
(hormis le temps entre panne et redémarrage)"

Ma question est la suivante : Que doit on comprendre par : "l'écart temporel entre deux évènements successifs" ?

C'est simple pas technique juste une explication de texte, enfantin !

(sources :
- http://www.ordinateurs-de-vote.org/IMG/pdf/Coherences-Incoherences-veritas_nedap_6points_v3-1A.pdf

- http://www.ordinateurs-de-vote.org/IMG/pdf/nedap_20070412_veritas.pdf

- http://www.conseil-constitutionnel.fr/dossier/presidentielles/2007/documents/mav/INTX0306924A.pdf )

Ecrit par : PÉTILLON Ronan | 08.02.2008

Pourquoi faire extrêment compliqué quand toutes les étapes d'un scrutin avec des urnes transparentes sont compréhensibles et contrôlables par tous les électeurs garantissant la souveraineté du résultat. En imposant l'utilisation d'ordinateurs de vote opaques, François Cuillandre a introduit la notion de doute en ce qui concerne le résultat fourni par ces machines.

Petite question qui me taraude depuis longtemps, toutes les listes en présence n'auraient t-elle pas leur mot à dire sur le choix du mode de scrutin qui sera en place les 9 et 16 mars prochain? Doit-on toujours à Brest subir le fait du prince ?

Ecrit par : Chris Perrot | 11.02.2008

Ecrire un commentaire