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15.04.2008
Le "non" badge de la honte
Je n'ai pas posté de note depuis un moment, désolé (!), et ne m'étais donc pas exprimé sur les futurs Jeux Olympiques qui se dérouleront en Chine.
Je ne suis pas favorable à un boycotte des jeux.
Ils sont avant tout la consécration de sportifs qui travaillent durement depuis de longues années pour représenter dans leur catégorie leur nation.
Ils sont aussi l'occasion de porter à la lumière du monde ce qui se passe dans le pays organisateur.
Franchement, sans ces JO, aurions nous autant parlé du Tibet et de la répression d'un régime chinois depuis plus de cinquante ans mais qui ne fait pas toute la Chine... Comparaison n'est jamais raison, mais la politique de l'administration Bush en Irak ne me fait pas penser une seconde que tous les américains cautionnent ce genre de politique guerrière.
Qui parlera demain du Tibet, une fois les JO et la frénésie médiatique passés, sinon celles et ceux qui militent depuis toujours, y compris en Chine, pour le respect des droits de l'homme au Tibet?
Il ne suffit pas de poser tout sourire sur la muraille de Chine ou de commercer impunément pour le lendemain s'élever, la main sur le coeur et dire ce qui apparaît comme purement démagogique.
Défendre la cause du Tibet, bien entendu, cent fois oui, mais pas seulement six mois dans notre vie. Et pas que le Tibet... Qui parle encore du Darfour??
Rien n'est simple en la matière mais ce qui n'est pas juste, c'est de prendre les sportifs en otages de nos lâchetés quotidiennes.
Je crois en la force des symboles.
Celui de boycotter la cérémonie d'ouverture des JO par exemple pour un chef d'État comme celui pour un sportif, libre dans son expression, de porter ou non un badge "Pour un monde meilleur" s'il le juge consciemment opportun.
Pour le coup, la décision du comité olympique est purement et simplement lamentable...
21:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
02.04.2008
Plan de rigueur ?
A écouter le Premier ministre, comme l'ensemble des membres de la majorité UMP, il n'y aurait pas de plan de rigueur en vue.
Si l'on écoute François Fillon définir ce que pourrait être un plan de rigueur : simple hausse de la fiscalité, nous avons du souci à nous faire.
Certes, il ne devrait pas y avoir de hausse de la fiscalité nationale, le gouvernement ayant fait un autre choix : celui de transférer sans l'assumer, et le compenser, un maximum de charges aux collectivités locales (régions, départements et communes) pour s'alléger et faire peser la responsabilité aux élus locaux. Un comble!
Le véritable plan de rigueur consistera à faire des économies. En soi, c'est pas choquant de faire des économies.
Le problème, c'est qu'elles s'opèrent sans la moindre équité et égalité quant à celles et ceux à qui elles s'adressent.
Gestion purement comptable de notre santé publique,dans l'éducation ou au Ministère de la Défense, diminution sans limite du nombre de fonctionnaires, ceux qui ne servent à rien et qui coûtent (!), c'est bien connu, jusqu'à proposer de racheter (15 à 20 000 euros) le départ de la fonction publique des agents aujourd'hui en poste.
Il y a tant d'exemples...tout part à vau-l'eau.
Il y a évidemment des économies à faire, personne ne le conteste. Mais pas celles là.
Elles sont injustes, incompréhensibles et totalement inefficaces.
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