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08.05.2008

Réflexion sur une journée...fériée

Ce matin nous avons commémoré le 63eme anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.

je veux redire mon profond attachement au sens que nous donnons à ces cérémonies, au respect que je porte aux sacrifices consenties pour notre liberté, au nom de valeurs, d'attachements aux fondamentaux de notre République.

Je ne peux cependant m'empécher de mettre en rapport le nombre de participants à ces cérémonies à l'ensemble de notre population.

Bien sur, beaucoup est fait par nos associations d'anciens combattants ou de mémoire locale et je veux leur en rendre hommage.

Mais je reste froidement lucide et  me dis que les embouteillages, ce même jour, proches de nos centres commerciaux nous renvoient à une nécessaires et terrible réalité.

Je pense que nous devons collectivement nous interroger, sérieusement, sur la pertinence de conserver "fériés" les 8 mai et 11 novembre.

A tout prendre, je préfère que ces deux jours deviennent éventuellement travaillés mais qu'il soit fait obligation, par la loi, de sensibiliser les jeunes générations à l'éducation de notre histoire, nationale et européenne, en lien avec les associations existantes, sur ces deux jours qui seraient devenus non seulement travaillés mais aussi...scolaires.

Une idée à approfondir par un parlementaire?

Commentaires

... Vu le nombre de personnes qui vont à la messe le dimanche, pourquoi ne pas prolonger le sens de votre réflexion en ouvrant tous les commerces les dimanches ?

Vous aurez notez la provocation de ma part dans mon commentaire mais malgré le fait que les cérémonies commémoratives n'attirent pas la population, le fait que les 8 mai et 11 novembre soient maintenus jours fériés permet d'entretenir de la visibilité autour du devoir de mémoire vis à vis de ceux qui ont donnés leur vie pour défendre notre pays. Il n'y a rien de plus dangereux pour un peuple que l'oubli et la banalisation. Limiter ce travail de sensibilisation historique au milieu scolaire me semblerait alors réducteur.

Quitte à vouloir supprimer des jours fériés, autant supprimer ceux qui sont relatifs à des religions. L'état français affichant depuis longtemps sa séparation des églises.

Ecrit par : Chris Perrot | 09.05.2008

Le problème, c'est que les associations d'anciens combattants sont surtout constituées de nostalgiques engagés... ce qui souvent éloigne ceux qui ont été obligés d'y aller malgré eux et qui ne veulent pas se mélanger lors de ces cérémonies.

Le risque d'avoir une trop grande ferveur populaire ces jours-là, encouragerait nos dirigeants va-t-en guerre à envoyer notre jeunesse au front.

Mais c'est vrai que l'école à un devoir d'explications de ces périodes qu'on espère ne plus revivre.

Je préférerais, le 9 mai, fêter l'Europe de la Paix !
Concrètement, cela permettrait justement de revenir sur le chemin de la construction de l'Europe avec les drames qui ont précédé cet avènement.

Ecrit par : Vali | 10.05.2008

La réflexion pourrait être inverse : est il normal que les centres commerciaux brestois soient ouverts les jours fériés, journées destinées au recueillement et à la mémoire ? personnellement je réponds non. D’ailleurs, d’autres villes importantes de l’ouest l’interdisent.

En même temps, pourquoi pas regrouper les commémorations des armistices des deux derniers conflits mondiaux le 11 novembre et faire du 9 mai un jour férié à l'échelle de l'Europe, contribuant peut être ainsi à forger une certaine conscience européenne?

Quant aux jours fériés liés au christianisme, j'aimerai bien savoir qui connait encore la signification de la pentecôte, de l'ascension, de l'assomption ... même de religion chrétienne, les bénéficiaires de ces jours fériés se sentent encore moins concernés et n'hésitent pas non plus s'ils en ont la possibilité à se diriger vers les temples de la consommation qui sont devenus les nouvelles cathédrales.

Ecrit par : Emmanuel | 11.05.2008

Une journée de commémoration des armistices comme le suggére Emmanuel, pourquoi pas ?

Quand à une journée fériée pour "forger une certaine conscience européenne", je reste sceptique ? Quand l'Europe se construit autour d'un marché "libre et non faussé" et non à partir des peuples européens, l'on peut s'interroger sur l'émergence d'une "conscience européenne". L'on aura beau faire autant de journées de l'Europe (sic) ou toute autre opération de com', cet aspect de la bonne pensée européenne sera difficile à diffusée. Et encore, cette "conscience européenne" est-elle souhaitable ? Je préfére continuer à m'enrichir des différences de chaque nation qui compose l'entité territoriale "Europe" qu'avoir à m'enfermer dans un gloubiboulga asseptisé.

Ecrit par : Chris Perrot | 12.05.2008

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