30.05.2008

Un congrès utile

50e600e81ad66d39d19bed871eafecee.jpgA beaucoup discuter avec les adhérents socialistes, je mesure parfaitement un double sentiment, contrasté, qui est exprimé.

Celui tout d'abord d'un trouble dans l'issue de notre congrès tant les "jeux" semblent à la fois ouverts et dans le même temps générateurs d'un manque de lisibilité sur la conclusion de nos travaux qui doivent mettre notre parti en ordre de marche.

Mais je mesure aussi l'envie intacte de faire du congrès de Reims un congrès utile pour notre parti, pour la Gauche et notre pays.

Exigeants de cette volonté de construire, il y a une crainte : celle d'un déchirement.

Personnellement, je ne le crois et ne le crains pas.

Il y aura bien sur des tensions, c'est probablement la règle, mais rien qui nous divise. La volonté de construire est plus forte que le reste. J'en suis convaincu.

Ce congrès sera utile s'il permet de clarifier sur le fond nos lignes directrices. Il le sera aussi si nous assumons collectivement de replacer l'autorité et le respect de nos décisions collectives au coeur de notre organisation. C'est nécessaire.

Nombreux sont et seront les acteurs de cette phase de travail interne. Quelqu'en soit la motivation, je respecte profondément les engagements des uns et des autres.

Je n'ai cependant pas caché mon intérêt dans la démarche de Bertrand Delanoë.

Je veux aller plus loin et m'engager dans celle-ci et qu'il initie politiquement en signant le texte Clarté, courage, créativité, pour un grand congrès socialiste car sur le fond, comme sur la forme et la démarche, je m'y retrouve face aux enjeux de demain.

Je le fais dès aujourd'hui, avec lui et avec beaucoup d'autres demain.

Je vous lance quatre invitations.

La première, lire son livre : De l'audace!

La seconde : prendre connaissance de l'appel politique pour un Grand congrès socialiste

la troisième : venir échanger avec Bertrand Delanoë samedi prochain (le 7 juin à 11 heures) à la librairie Dialoguesà Brest.

Enfin, la dernière : soutenir la démarche politique qu'il porte en signant l'appel.

 

21.05.2008

Du courage.

340aee0ee5f4aa403d2c98104617979f.jpgJe ne sais pas encore dire combien de contributions, de motions et même de candidats à la responsabilité de Premier Secrétaire du Parti Socialiste nous aurons d'ici novembre, mais le débat qui s'engage en notre sein m'interesse profondément.

Bien entendu, cette phase sera perçue comme "nombriliste" et probablement même critiquée... Mais elle est indispensable tant le PS a devant lui des responsabilités, aujourd'hui et plus encore demain. Alors, assumons cette phase de la clarification et du courage de dire les choses.

Il nous revient d'ouvrir les débats nécessaires pour établir une ligne politique claire, cohérente et compréhensible de tous face aux enjeux de demain.

Je suis de ceux qui trouvent que l'engagement de Bertrand Delanoë est heureux.

Non seulement par respect pour l'homme, que j'apprécie, et son parcours politique. Bien plus par ce qu'il porte de collectif et de vertueux dans la confrontation des points de vue.

Je lis et entends beaucoup que cette démarche s'opposerai à celle de Ségolène Royal : peu d'intérêt, sinon médiatique à opposer les uns aux autres.

Échanger, bien entendu, mais aussi et surtout assumer une ligne politique qui n'est pas seulement le résultat d'additions de débats qui portent en eux les contradictions de la société.

Elle me plaît, cette démarche, dans la logique qu'elle porte. J'y prendrai toute ma part, à mon niveau, pour défendre cette idée que je me fais de la politique.

A lire, dès demain : l'audace .

Il nous en faudra.

 

 

08.05.2008

Réflexion sur une journée...fériée

Ce matin nous avons commémoré le 63eme anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.

je veux redire mon profond attachement au sens que nous donnons à ces cérémonies, au respect que je porte aux sacrifices consenties pour notre liberté, au nom de valeurs, d'attachements aux fondamentaux de notre République.

Je ne peux cependant m'empécher de mettre en rapport le nombre de participants à ces cérémonies à l'ensemble de notre population.

Bien sur, beaucoup est fait par nos associations d'anciens combattants ou de mémoire locale et je veux leur en rendre hommage.

Mais je reste froidement lucide et  me dis que les embouteillages, ce même jour, proches de nos centres commerciaux nous renvoient à une nécessaires et terrible réalité.

Je pense que nous devons collectivement nous interroger, sérieusement, sur la pertinence de conserver "fériés" les 8 mai et 11 novembre.

A tout prendre, je préfère que ces deux jours deviennent éventuellement travaillés mais qu'il soit fait obligation, par la loi, de sensibiliser les jeunes générations à l'éducation de notre histoire, nationale et européenne, en lien avec les associations existantes, sur ces deux jours qui seraient devenus non seulement travaillés mais aussi...scolaires.

Une idée à approfondir par un parlementaire?

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