23.12.2008

Une nouvelle réforme à reprendre!

anpe.jpgDepuis des mois, c’est la plus grande confusion qui règne dans le dossier de la fusion ANPE-UNEDIC. En l’état, la fusion envisagée se résume ni plus ni moins à un démantèlement du service public de l’emploi.

Les contours, les missions, le rôle et les statuts des acteurs au sein de ce « pôle emploi » sont mal définis. La spécificité des métiers (placement et accompagnement pour l’ANPE, indemnisation pour l’ASSEDIC) est ignorée, ce qui se traduit par une dégradation des conditions de travail des employés.

Plus grave encore, la mise en place de plates formes téléphoniques et la réduction du nombre de points de contacts va renforcer les inégalités entre demandeurs d’emploi et va dégrader considérablement leur suivi. Et cela sans compter sur le retard énorme dans le traitement des dossiers qui s’accumule, et qui va encore s’aggraver avec les conséquences sociales de la crise.

Je ne nie pas la nécessité de réformer les services publics de la recherche d’emploi et d’indemnisation chômage.

Mais cette réforme ne peut se faire que dans le respect des missions de service public essentielles que l’ANPE et l’UNEDIC portent, dans un souci d’égalité de traitement et de qualité de service rendu aux bénéficiaires. Autant d’exigences qui sont totalement absente du projet de fusion actuel.

Il est donc plus que temps de le retirer et de tout reprendre à zéro !

18.12.2008

Mobilisons nous pour La Poste !

la poste.jpgDécidément, le gouvernement semble être en proie à une épidémie de surdité à l'approche des fêtes.

On a eu Xavier Darcos qui repousse sa réforme sans la modifier; puis Xavier Bertrand qui amende le projet de loi sur le travail du dimanche au lieu de la retirer...  Aujourd'hui, c'est Nicolas Sarkozy  qui annonce que La Poste sera bien une société anonyme, mais ouverte uniquement aux capitaux publics.

Il n'y aura pas de capitaux privés, c'est le Président qui vous le promet ! Le même qui, le 6 avril 2006, annonçait qu'il n'y aurait pas de privatisation de GDF... avant d'organiser la privatisation de l'entreprise publique.

La Poste ne doit pas subir le même sort ! Si les pouvoirs publics doivent apporter des capitaux à La Poste, nul besoin de changer son statut d'entreprise publique pour cela.

Nous resterons intangibles sur notre exigence d'un service public postal de qualité, accessible à tous.

Accepter le passage en société anonyme ne serait, une fois encore, qu'approuver la première étape d'une privatisation complète dont rêve la droite.  La Poste doit rester et restera une entreprise publique !

17.12.2008

Non au travail dominical !

travail dimanche.jpgLes socialistes, ainsi que l'ensemble des syndicats, de la gauche et même une partie de la droite, l'a dit et redit : légaliser le travail le dimanche serait une réforme inefficace sur le plan économique, dangereuse pour les salariés, et néfaste pour la vie sociale.

Les arguments du gouvernement sont connus, mais ne convainquent personne. Selon Xavier Bertrand, les salariés seraient libres de choisir de travailler ou non le septième jour de la semaine. Dans un sondage IFOP réalisé pour Le Monde auprès des salariés travaillant le Dimanche, on apprend que pour moins d'un quart de ces travailleurs cela relève "d'une libre décision".

Plus intéressant encore, 40 % de ceux qui ont choisi de travailler le dimanche le font pour augmenter leurs revenus – autrement dit ils s'en passeraient volontiers si, comme le réclame le PS, des négociations salariales étaient organisées dans toutes les entreprises.

Pour ce qui est de la majoration salariale du travail dominical, là aussi, cet argument fait pschitt ! Selon le même sondage, une petite majorité (53 %) des personnes bénéficie d'une majoration salariale, et, plus grave, seulement 22 % de ceux qui travaillent tous les dimanche !

Quant aux risques pour la cohésion sociale, près de la moitié des sondés évoque les "tensions" avec les enfants liées au travail dominical et 41 % avec le conjoint.

Apparemment, le gouvernement a proposé un « compromis » pour rallier et soumettre sa majorité. Drôle de gouvernement qui négocie avec les députés de son propre parti plutôt qu'avec les syndicats ! D'après la proposition qui est faite, cette autorisation d'ouverture le Dimanche serait limitée à 10 semaines par an.

Ne nous y fions pas ! Le but est bien d'enfoncer un coin dans la journée de repos hebdomadaire, qui est un acquis social essentiel ! Nous ne laisserons pas la droite entreprendre son démantèlement progressif. Nous ne nous laisserons pas endormir comme Marc Le Fur et les députés de la majorité !

15.12.2008

Education Nationale en danger!

manif lycéens.jpgLa mobilisation des lycéens a eu raison, au moins temporairement, de la détermination de Xavier Darcos. Le ministre de l'éducation national a en effet annoncé ce matin qu'il reportait sa réforme. C'est une victoire incontestable pour les lycéens, les professeurs, les parents d'élèves... qui se sont mobilisés sans relâche depuis des semaines, et particulièrement ces dernièrs jours.

Mais il ne faut toutefois pas nous faire d'illusion sur la portée de ce recul.

Si la loi est repoussée, elle n'est pour autant pas enterrée et risque de ressurgir au moment où on l'attend le moins.

Plus grave encore, la casse de l'éducation se poursuit avec force : la suppression massive de postes, le ridicule service minimum d'accueil dans les écoles, la suppression des RASED, la remise en cause des IUT, la suppression des IUFM, tout cela reste inchangé !

En fait, la logique de la droite est toujours la même : moins de moyens, moins d'ambition, moins de service public, moins d'éducation.

Ne nous leurrons pas et restons mobilisés.

Nous ne voulons pas simplement le retrait d'une loi, mais la remise en cause complète des logiques politiques que l'UMP s'efforce d'appliquer à l'école depuis maintenant 6 ans.

L'éducation et l’enseignement doivent redevenir des priorités de la République !

12.12.2008

Manifestations lycéennes : oui, mais...

manifestation lycéens.jpgDepuis quelques jours les manifestations des lycéens se multiplient partout en France. De plus en plus nombreux, ils se mobilisent contre un Ministre qui ne les comprend plus et qui se moque d'eux. Je ne peux que partager leur exaspération.

Je ne laisserais cependant pas passer des actes de violences, du fait d'une très petite minorité, qui entachent ces revendications légitimes sans  les condamner fermement.

C'est totalement inacceptable, irresponsable et brisera, si elles ne cessent, le mouvement lycéen qui prend jour après jour de l'ampleur.

Dégrader, casser, bousculer, insulter n'a jamais été dans ma culture politique. Je le rejette avec force.

Mais je ne peux non plus laisser effacer par l'agissement de quelques furieux le fond de ce qui est posé.

Il s'agit bien de répondre aux moyens humains qui ne cessent de diminuer, au besoin d'aide scolaire individualisée pour lutter contre l'échec scolaire, de rendre plus performante l'orientation scolaire dans les temps importants du cursus des lycéens et enfin de permettre une réelle implication des lycéens pour devenir acteurs de leur vie scolaire.

Plus globalement, l'éducation est en danger dans notre pays.

A tout le moins, elle n'est plus une priorité pour ce gouvernement qui passe à la moulinette de sa toute puissante RGPP (Réforme générale des politiques publiques) tout ce qui avait du sens.

De la politique, et de ses priorités à définir, nous sommes désormais entrés dans l'ère de la gestion à tout va. Certes, cela est aussi nécessaire. Mais là, ça devient à ce point brutale et détaché de toute considération politique que ça devient totalement incompréhensible!

11.12.2008

Changement à Brest...

Les copains ne m'en voudront pas, mais je n'avais pas encore écrit sur les changements brestois intervenus au sein du PS depuis notre congrès.franck.jpg

Alliant l'expérience au renouveau, les trois secrétaires des sections brestoises sont désormais Rébecca Fagot pour rébecca.jpgLambé, Bellevue, Europe, Réza Salami pour la Rive Gauche et Pierre Karleskind pour la Rive Droite.

Le Comité de ville, dont la mission est de coordonner le travail des socialistes sur la ville sera animé d'une main de maître par Franck Respriget qui était jusqu'ici le réza.jpgsecrétaire de la section Lambé Bellevue Europe.

Je sais parfaitement, pour avoir beaucoup travaillé avec chacun, pierre.jpget aussi parce qu'ils sont tous les quatre des amis au delà de la politique, que l'animation politique de notre parti sur Brest sera à la hauteur des enjeux qui sont devant nous. C'est pas l'énergie qui leur manquera pour engager les chantiers militants à nos travaux collectifs.

 

10.12.2008

Emeutes en Grèce

3093649461_7af7966616.jpg?v=0Depuis Samedi, la Grèce est en ébullition. Suite au meurtre par un policier d'un jeune de 15 ans, des manifestations se sont emparées de tout le pays, dégénérant chaque jour en émeutes. Les universités sont assiégées, et sont le cadre de la préparation de ce que certains étudiants appellent déjà une "guerre civile", comme le raporte un article du Monde. On ne compte plus les voiture cassées, les locaux commerciaux, les banques ou les sièges de ministères incendiés par les cocktails molotovs. Loin de s'apaiser, la situation se tend encore aujourd'hui avec une grève générale couplée d'une grave crise politique.

Les ressorts de cette situation sont hélas tristement connus : une jeunesse marginalisée et précarisée, surnommée "génération à 600 euros", un taux de chômage très élevés, le manque d'espoir et de débouchés pour les jeunes grecques y compris les plus diplômés, et, en guise de réponse, une stigmatisation par un gouvernement de droite qui ne lui propose que la répression. Comment ne pas faire le rapprochement avec la situation que la France a connu en 2005, lorsque la responsabilité de la police dans la mort d'un jeune avait provoqué un embrasement généralisé des banlieues ?

Le constat est désolant, les conséquences en sont terribles, mais c'est un fait : lorsque la politique n'offre plus aucune perspective à une jeunesse déclassée, seuls peuvent en ressortir la résignation ou la révolte.

Espérons que celle-ci provoquera le moins de souffrances et de dégâts possible. Mais espérons surtout qu'elle aboutira à un changement profond de société, qui redonnerai, enfin, un espoir à cette jeunesse en colère et en souffrance.


Photo flickr : Xamogelo

09.12.2008

Nommé au Bureau National

poing_rose.gifCe week-end avait lieu le Conseil National du Parti Socialiste, qui a validé la composition du Secrétariat National et du Bureau National, proposés par notre première secrétaire, Martine Aubry, ainsi qu'une ligne politique claire pour les trois ans à venir.
Je regrette qu'aucun accord n'ai pu être trouvé qui permette de rassembler plus largement les socialistes au sein d'une direction commune. Mais je ne doute pas que notre travail collectif et nos convictions socialistes communes nous permettrons d'avancer ensemble, pour être une force d'opposition et de proposition efficace et combative - comme j'ai pu le vérifier dès notre premier Secrétariat Fédéral hier soir à Quimper.
J'ai été désigné pour faire partie du Bureau National, dans le collège des premiers fédéraux. C'est une nouvelle à laquelle je ne m'attendais pas ; la conséquence, entre autres, de la volonté de renouvellement qui a été à l'œuvre dans la composition du BN.
Je serai donc appellé, avec notre camarade Gwénégan Bui, à me rendre à Paris chaque mardi soir, pour participer aux débats et aux décisions sur la ligne ou la vie du Parti. Une tâche que je m'efforcerai d'accomplir avec le même sens du dévouement que mes responsabilités fédérales, et avec la volonté de faire avancer et gagner le Parti Socialiste avant tout.

08.12.2008

Socialiser les pertes : quand la droite veut faire payer l’addition aux contribuables

2941666850_2f6df403df.jpg?v=0Absurde économiquement, injuste socialement et scandaleux politiquement, la proposition d’amendement faite par le sénateur UMP Mariani m’a littéralement sidérée ce matin. Le principe est simple : ceux qui ont perdu de l’argent en boursicotant et en revendant leurs actions pendant la crise pourraient déduire jusqu’à 10700 euros de perte de leurs impôts.

En d’autres termes, les risques liés à la finance ne reposeraient plus sur ceux qui les prennent mais sur les citoyens et les contribuables, sur vous et sur moi – alors que, dans le même temps, les plus-values boursières ne sont pas taxées !

La Bourse n’a jamais été conçue pour acheter et vendre à tout va, mais pour collecter des fonds et garder des titres sur le long terme. Nous ne sommes pas responsables des paris risqués fait par les apprentis sorciers !

Face au tollé politique provoqué par cette proposition, le gouvernement et la droite ont pris leur distance d’avec cette proposition. Mais cela montre bien la conception globale de l’économie entretenue par Nicolas Sarkozy et par l’UMP : les bénéfices doivent revenir au privé, et les pertes doivent être assurées par tout le monde. Les réponses apportées à la crise ne trompent personne : dès que les jours meilleurs arriveront, ils s’empresseront de recommencer les mêmes erreurs.

 

Photo Flickr d'Arte Muestra

05.12.2008

Politique du logement : « le principe du plus con »

Depuis lundi dernier, le Droit Au Logement Opposable est applicable en France. Autrement dit, les personnes mal logées ou sans domicile peuvent se retourner contre l’Etat si celui-ci ne peut leur trouver une proposition de relogement – à la condition que ces personnes arrivent à se retrouver dans un dédale administratif, ce qui est loin d’être évident.

L’Etat sait depuis deux ans qu’il va être contraint, devant les tribunaux, de garantir un logement à tous ceux qui le demandent. Pourtant, les moyens sont en baisse constante : le plan Marshall des banlieues n’est accompagné d’aucuns crédits, le budget consacré au logement en 2009 est en baisse de 8 % et la droite n’a de cesse d’attaquer la loi S.R.U.

Pire, cette proposition, absurde et choquante, faite par le président Sarkozy, de reloger de force tous les SDF. Si les choses étaient aussi simples, cela se saurait ! Cela veut-il dire qu’il faut violer le plus élémentaire des Droits de l’Homme, la liberté d’aller et venir ? Doit-on enfermer les sans abris qui refusent d’aller dans un foyer, alors même qu’ils n’ont commis aucun délit ? Si les logements d’urgence répondaient aux besoins et aux attentes, personne ne refuserai d’y être hébergé.

La démagogie ne peut être une ligne politique. La crise du logement et l’exclusion ne peuvent se résoudre par des petites phrases. Pour nourrir le débat, je vous propose cette interview de Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, spécialiste des SDF, qui dénonce « le principe du plus con » qui caractérise ce gouvernement. Un entretien sans langue de bois, sur le fond, qui a le mérite de poser de vraies questions et de faire réfléchir.

 

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