15.01.2009
Trop de dons?
Roselyne Bachelot viens d’annoncer, dans un entretient paru hier dans Libération, que l’exclusion des homosexuels des collectes de sang serait maintenue. En faisant cela, la ministre prolonge la sélection qu’opère l’Établissement Français du Sang des populations à risque.
Pourtant, on sait parfaitement aujourd’hui qu’au-delà de statistiques froides publiées par l’EFS que ce n’est pas l’orientation sexuelle qui détermine le risque d’exposition au SIDA, mais les pratiques.
Un hétérosexuel changeant très régulièrement de partenaires et ne se protégeant pas à infiniment plus de risques d’être porteur du HIV qu’un homosexuel fidèle et n’ayant eu que des rapports protégés.
C’est une discrimination totalement injustifiée et injustifiable qu’entérine et prolonge la ministre de la santé !
Il est plus que temps de changer d’ère et de revenir sur le principe éculé de population à risque. La sélection doit être en fonction des pratiques à risque et rien d’autre ! Alors cessons cette discrimination qui empêche toute une partie de la population française d’accomplir un acte citoyen et généreux.
Le comble est que, en ce moment même, l’Etablissement Français du Sang lance des campagnes dans tous le pays pour alerter sur les besoins en sang et sur le manque de donneurs. La première mesure pour résoudre cette pénurie ne serait-elle pas de permettre à ceux qui le peuvent, et qui ne font pas courir de risque aux patients, d’aller donner ? Cette ségrégation est elle responsable quand on sait que le manque de sang coûte la vie à des patients, ou empêche de pratiquer certaines opérations ?
Alors n’hésitez pas, aidez les malades et allez donner votre sang… si vous vous en avez la possibilité !
22:59 Publié dans vite dit, vite lu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






Commentaires
La discrimination concernant les donneurs de sang faite sur l'orientation sexuelle de la population reste scandaleuse.
La décision d'exclure ou non un donneur doit restée de la responsabilité du médecin que rencontre le donneur après avoir rempli un questionnaire d'information et non d'un a priori discriminant.
Ecrit par : Chris Perrot | 16.01.2009
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