31.01.2009

Colère d’un coté, autisme de l’autre.

3236732568_1410f4d8ae.jpg?v=0D’un coté, des salariés qui manifestent par millions dans la rue. Ils viennent du public, et du privé. De la Fonction Publique d’Etat, de la territoriale, de la défense, de l’hopital, de l’éducation, de la Poste… Ils viennent de l’industrie, des services, des banques… 2 millions de personnes qui défilent dans la rue appelant à une réponse à la crise qui ne les oublie pas.

De l’autre côté, les ministres et leur chef, Nicolas Sarkozy. Ils expliquent d’abord qu’ils écoutent sans tenir compte, qu’il ne faut pas faire grève en période de crise, qu’il ne faut pas manifester après une tempête, que l’arrêt du travail est un mode de revendication dépassé. Mais avec le succès de la mobilisation, ils ne peuvent plus faire comme si de rien n’était. Alors le Président propose de rencontrer les syndicats. Mais qu’est-ce qui change ? Qu’est-ce qui est annoncé ?

Rien. Pas d’autre réponse à la crise. Pas de changement dans le plan de relance. Pas de remise en cause des politiques de casse du Service Public. Pas d’ouverture de dialogue avec l’opposition.

Rien ne change. Deux millions de personnes dans la rue, des millions de grévistes, et pas de réponse d’un gouvernement autiste, d’une droite débordée et dépassée.

Ah si, tiens, quelque chose quand même : peut-être peut-on trouver une réponse dans le limogeage d’un préfet qui n’avait pas réussi à éviter des manifestations dans un de ces départements ? En fait c’est bien là la vraie réponse de Sarkozy : la rue n’a pas la parole, la colère du peuple Français n’est qu’une insolence de plus à leur égard.

Il viendra un jour ou cet autisme se retournera contre lui…

Commentaires

Comme dans les années 1780 :

S'ils n'ont plus de pain, qu'ils mangent de la brioche...

Ecrit par : Vali | 31.01.2009

J'attends autre chose de la part d'un Premier Fédéral : au delà de l'intention louable de commenter l'actualité - mais quelle est la plus value de tes commentaires dans ce cas par rapport à des sites journalistiques - quelles propositions relaies tu?

Bien cordialement.

Ecrit par : Didier | 01.02.2009

Heureusement que l'on peut apprécier la capacité d'écoute des élu-e-s socialistes locaux vis à vis de leurs concitoyens. J'ai ainsi fait un rêve et j'ai vu Barack Obama faire une visite d'Etat à Brest et s'adressant à la municipalité déclarer en arrivant sur le parvis de l'Hotel de Ville brestois :" Yes you can do des scrutins contrôlables par les électeurs brestois pour les Européennes 2009 using urnes transparentes".

Tout çà pour dire qu'il faut être prudent lorsqu'on annonce qu'en face c'est pas terrible dans les pratiques quand de son côté l'on pourrait mieux faire.

Peut être monsieur Coatanéa que les socialistes pourraient aller plus loin que la posture manichéiste du discours politique. C'est clair qu'il faille s'opposer aux politiques régressives de ce gouvernement mais il vous faut aussi ne pas oublier d'être en clair au regard des réalités de vos choix de gestion tant lorsque vous étiez (le PS) au gouvernement que localement aujourd'hui.

Les lois de la logique des pratiques pooliticiennes font que lorsque l'on lance un boomerang, il faut s'attendre qu'il vous revienne à un moment donné dans la figure. Ceci même si l'on pense avoir le vent de son côté.

Ecrit par : Chris Perrot | 02.02.2009

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