19.02.2009

Le compte n'y est pas !

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, n'a pas vraisemblablement pas entendu les revendications des manifestants du 29 janvier. Il a néanmoins bien été obligé de constater que lorsqu'il y a des manifestations, ça se voit. Mais  les réponses qu'il a apportées le 18 février ne sont pas suffisantes. Loin de là.

Rien sur le SMIC ou les négociations salariales par branche, aucun arrêt de la casse du service du service public et en particulier dans l'éducation, pas le début d'une remise en cause de la désastreuse loi TEPA qui coûte 15 milliards d'euros et ne profite qu'aux contribuables les plus fortunés.

La mobilisation du 29 janvier n'a pourtant pas été vaine.

Sans elle, le gouvernement n'aurait pas envisagé de prendre des mesures, mêmes limitées, pour les familles. Mais les salariés doivent maintenir la pression.

Le 19 mars, le Parti Socialiste sera à nouveau dans les rues avec les organisations syndicales pour imposer au gouvernement et au patronat de vraies mesures pour le pouvoir d'achat, l'emploi et les services publics.

Commentaires

Le 29 janvier, ce n'était pas QUE les salariés qui étaient dans la rue. Etudiants, chômeurs, précaires, sans-papiers... étaient aussi dans les manifestations ce jur là.

Il est clair qu'il ne faut pas compter sur les politiques pour faire changer les lignes mais plutôt sur l'amplification de la mobilisation initiée par les syndicats. Syndiqués, non-syndiqués, étudiants, précaires, chômeurs, citoyens, même combat.

Ecrit par : Chris Perrot | 19.02.2009

Tout à fait d'accord avec vous pour reconnaitre que c'est insuffisant. Mais je tiens à faire remarquer que les bas salaires dans notre pays ne datent pas de septembre dernier avec l'apparition de la crise que nous connaissons. Sous d'autres gouvernements, les petits salaires auraient également du être significativement augmentés. Hélas, là non plus, ce ne fut pas le cas...

Ecrit par : Michel | 19.02.2009

Michel, je ne vous contredirai pas concernant votre remarque.

J'ai le (triste) souvenir de la mise place au forceps des 35 H par la ministre chargée à l'époque de ce dossier... une certaine Martine Aubry. Là ce fut les titulaires d'emplois précaires qui perdirent du pouvoir d'achat dans l'affaire.

Ecrit par : Chris Perrot | 19.02.2009

RIEN non plus sur les départs anticipés pour carrière longue pour ceux qui (adolescents) ont commencé à travailler dès leurs 14 ans !

En juillet 2008, la loi de 2003 (Fillon, grâce à la CFDT) permettant de partir avant 60 ans, en ayant cotisé 168 trimestres (42 années), a été piétinée allégrement par Xavier Bertrand : le rachat de trimestres manquant pour des années incomplètes ne comptent plus pour ce dispositif...

Depuis le 1er janvier 2009 (je suis né en 1952), on me demande de travailler 172 trimestres (43 ans) pour pouvoir partir avant mes 60 ans...
Alors que ceux qui ont 60 ans, en 2009 (c'est la loi), peuvent partir avec 161 trimestres (40 ans et un trimestre).

172 -- 161 = 11 trimestres supplémentaires !

Il faut savoir que l'école est devenue obligatoire jusqu'à 16 ans pour ceux qui sont nés en 1953 et après (sauf dérogation). Nous ne représentons que très peu de travailleurs, souvent dans des métiers pas faciles et peu rémunérés, à avoir commencé à travailler dès leurs 14 ans... pourquoi cette discrimination sur l'année de naissance ?

Rien n'est figé. J'espère toujours un revirement de Brice...

Même si mon boss est d'accord de me "supporter" jusqu'en 2011, un grand merci, si ce n'est déjà fait, de signer cette pétition :
http://www.mesopinions.com/La-modification-des-departs-en-retraite-anticipee-pour-carriere-longue-petition-petitions-6b5068ac8146a65d574ebe0092b830c1.html

Ecrit par : Valentin | 20.02.2009

ce que je cherchais, merci

Ecrit par : Nina_Tool | 21.09.2009

je m'appelle julien coatanea on n'a le meme nom c'est marant

Ecrit par : julien | 14.10.2009

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