20.02.2009
Priorité à la consommation
J’ai eu l’occasion, ces dernières semaines, de dénoncer la politique du gouvernement face à la crise, et notamment leur plan de relance qui n’en est pas un.
A mon sens, le plus grand des vices du plan gouvernemental est de tout miser sur l’investissement. N’allez pas croire que je sois contre l’investissement public, et même bien au contraire ! On sait bien que ces investissements publics sont majoritairement réalisés par les collectivités locales.
Non, ce qui pèche gravement, c’est que rien de sérieux n’a été pensé pour relancer la consommation. On sait bien que, depuis des années, ce qui pose le plus de problème dans notre économie est la baisse du pouvoir d’achat et l’accroissement des inégalités de revenus. Il est donc plus qu’urgent d’inverser la tendance. Et ce d’autant plus que les effets sur l’économie ne peuvent être que très positifs ! Il est évident que si l’on augmente les salaires des ouvriers, cela va se traduire directement par de la consommation, et va donc stimuler l’économie française. L’effet sera immédiat.
Que le gouvernement verse, dès le mois de Mars, 500 € à 13 millions de Français, comme le propose le Parti Socialiste, il ne faudra pas deux mois pour que cette somme soit dépensée, réinjectée dans l’économie, et se traduise directement par une hausse de l’activité globale des producteurs et commerçants de biens et de services de première nécessité.
Car c’est maintenant qu’il faut lutter contre la crise, pas dans plusieurs mois ou plusieurs années, quand les grands chantiers seront terminés et que l’Etat pourra enfin les payer !
Nicolas Sarkozy et ses conseillers semblent commencer à comprendre que rien ne pourra être fait sans des efforts sur les salaires, sur les revenus et le pouvoir d’achat. Mais ils n’ont pas encore pris, bien loin de là, toute la mesure de cet impératif.
Il est vain de vouloir relancer l’économie si les travailleurs ne peuvent toujours pas subvenir à leurs besoin essentiels, ni consommer et acheter des biens et des services. Il est donc plus qu’urgent d’augmenter massivement le pouvoir d’achat des Français. Il est plus qu’indispensable de baisser les prix des biens essentiels, pour favoriser une augmentation du niveau de vie des catégories moyennes et populaires. Et, évidement, il faut combattre fortement le chômage pour que chacun puisse avoir accès à un emploi de qualité, et au niveau de vie qui va avec.
De tout cela, Nicolas Sarkozy n’en parle pas. Tout cela, c’est le cœur du contre plan de relance du Parti Socialiste.
Photo Flickr de c a r a m e l
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